-
-
2.003 m
498 m
0
21
41
82,14 km

Bisitak 88, kokapena 0

Nondik gertu Altenstadt, Vorarlberg (Austria)

Sommet du Sareis, au-dessus de Malbun (Liechtenstein)
(fait en VTT avec cadre suspendu : la montée entre Malbun et la cime du Sareis est sur piste)
3 pays au programme : itinéraire à cheval sur l'Autriche (Vorarlberg), le Liechtenstein (diverses communes) et la Suisse (canton de Saint-Gall) !


On commence à Feldkirch, en Autriche, où on passe sur l'Ill, un affluent du Rhin. Un peu de circulation sur la route qui mène à Vaduz. En rentrant au Liechtenstein, je ne suis pas arrêté au poste de douane (j'avais pourtant des bananes et des compotes à déclarer). Notons que le Liechtenstein fait partie de l'espace Schengen (comme la Suisse et l'Autriche), de l'Espace économique européen (comme l'Autriche mais pas comme la Suisse), mais pas de l'Union douanière européenne, dont fait partie l'Autriche (il fait par contre partie de l'espace douanier suisse depuis 1923).

Je quitte la route principale dès que je vois une indication vers Malbun, et ça commence à monter sérieusement. Quelques lacets pavés au niveau du château de Vaduz (qui sert toujours de résidence pour la famille princière liechtensteinoise). La route qui continue à monter vers Triesenberg semble interdite pour cause de travaux mais, peu motivé à l'idée d'avoir à redescendre au fond de la vallée pour remonter par une autre route, je tente ma chance quand même... Je salue quelques ouvriers (non liechtensteinois) qui font leur pause déjeuner : ils me laissent passer, en m'indiquant toutefois qu'il faudra redescendre par une route différente dans l’après-midi parce qu'ils travailleront sur le chantier. Je prends note !

Superbes vues sur la vallée du Rhin. On retrouve la route principale à Triesenberg et ça continue à bien grimper (et à bien chauffer). Je cherche une route ou un chemin sur la gauche pour éviter d'avoir à passer, dans le sens de la montée, le tunnel de 750m, en passant la petite crête qui me sépare de la vallée de la Samina (un affluent de l'Ill)... et j'aperçois un panneau "24%". Le challenge est tentant, mais il reste quand même pas mal de montée et le final sur piste ne promet pas d'être si facile... J'arrête une voiture (immatriculée au Liechtenstein, dont les occupants parlaient un anglais impeccable) et demande quelques informations : ils m'expliquent qu'il s'agit de l'ancienne route, qu'elle est effectivement très raide et qu'il y a un petit tunnel en haut. Il n'en fallait pas plus pour me convaincre ! Et la pente est vraiment atrocement méchante : il se mérite, ce p'tit tunnel de 50m...

Nb: Étonnamment, la présence du vieux tunnel n'apparaît pas clairement sur swisstopo.admin.ch mais il est bien indiqué sur une vieille carte Agfa (Tourenkarte) que mes parents m'avaient offerte quand j'étais petit lors d'un passage dans la principauté... et que j'avais oubliée en Bretagne !

Je redescends au fond de la vallée de la Samina (à Steg) et reprends mon ascension vers la petite station de ski de Malbun. J'y arrive enfin et continue jusqu'au fond de la vallée, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'asphalte. Le sentier semble rejoindre la crête du Sareis (où je souhaite aller), mais après un essai de quelques mètres, je comprends vite que ce n'est pas par là qu'il faut passer ! Je redescends donc vers la station et emprunte un petit raidillon me menant d'une bannière liechtensteinoise à une petite chapelle (Friedenskapelle, i.e. chapelle de la paix) d'où démarre la piste, assez pentue mais dans un état correct (pas besoin de mettre pied à terre). Il faut parfois slalomer entre quelques vaches princières, mais la vue est magnifique. Deux petits raidillons pour finir (mais en restant assis sur la selle et en moulinant, ça passe sans déraper) et j'arrive enfin au terminal de la remontée mécanique ! Il n'y a plus que quelques mètres à faire à pied, par un petit escalier pour arriver au sommet du Sareis (2003m), coiffé d'une antenne et de ce qui ressemblait à une sorte de mini-tremplin à ski en bois... Petite pause sur la superbe terrasse du restaurant panoramique, où je m'offre un soda suisse (Sinalco) avec d'appréciables glaçons, en profitant de la vue.

Au retour, il faut encore se faufiler entre les vaches. Je m'arrête pour visiter la Friedenskapelle. Ensuite, la descente est vraiment très agréable (même pour un piètre descendeur comme moi !) et le tunnel ne pose aucun problème (il est bien éclairé et n'est pas très pentu : le faire en montant ne doit pas être si pénible que ça, finalement). A Triesenberg, je poursuis donc sur la route "principale" (pour éviter les travaux évoqués plus haut) et en profite pour traverser le Rhin à la première occasion, par un joli pont en bois réservé aux cyclistes (il a été plusieurs fois reconstruit depuis la première version de 1871), qui me fait passer en Suisse. Il y a des pistes cyclables de chaque côté du Rhin (on peut aller jusqu'au lac de Constance comme ça). Jolie vue sur le Rhin mais, avec le vent de face, ça semble n'en plus finir ! Au bout d'un moment, j'en ai marre de la Suisse et je retourne au Liechtenstein par un pont... puis j'en ai marre du Liechtenstein et je retourne en Suisse par un autre pont !

Après avoir passé l'invisible tri-point Suisse-Liechtenstein-Autriche (noyé au fond du Rhin), un dernier pont me fait passer de la Suisse à l'Autriche (toujours pas de contrôle aux douanes... mais la banane a été consommée depuis longtemps). Retour au point de départ par des petites routes, en passant par Bangs, le village le plus occidental d'Autriche, avec sa petite chapelle et son joli clocher ("ding dong à Bangs" ?).

Il est temps de prendre la route pour rentrer en France !

Nb: C'est la 2ème fois que je m'approche d'un tri-point (international) après ma sortie en Andorre (mais je n'avais pas roulé en France lors de cet itinéraire et j'avais fait à peine quelques mètres en Espagne, alors que j'ai ici fait le tour du tri-point et ainsi assouvi un inavouable fantasme géographique !).

Kokapenaren inguruko iritzi eta galderak

    Nahi izanezkero edo ibilbide hau